Quelques mots... comme ça. Rien à comprendre, juste à entendre ou à prononcer.

Miel

Utopie

Calumet

Clémentine

Truculent

Calèche

Ephémère

Dodeliner

Caresse

Utopie

Berlingot

Tintinabuler

Colibri

Cambrure

Cannelle

Gratinée

Croustillant

Ivresse

Calin

Libellule

Esquisse

Infini

Mélancolie

Mouillette

Silice

Palissade

Phalange

Malice

Prunelle

Sensuel

Calice

Allusion

Loupiotte

Chenapan

Mystère

Alizée

Tactile

Lumignons

Pétillant

# Posté le mercredi 09 décembre 2009 08:01

Modifié le samedi 12 décembre 2009 05:02

Le gentil Léon

Le gentil Léon
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Il s'appelle Léon. Franchement, si ses parents avaient voulu lui faire un cadeau pour lui souhaiter la bienvenue à la maternité, il fallait croire qu'ils s'étaient bien plantés. Comment peut on raisonnablement décider d'appeler son fils Léon ? Il s'était souvent posé la question, se demandant s'il avait fait quelque chose pour mériter ça, avant de venir au monde. Avait-il donné trop de coups de pied dans le ventre de sa mère ? Ce choix partait-il d'une bonne intention ? Ses parents l'avaient-ils réellement désiré ou est ce que ça avait été leur façon à eux de lui faire payer son arrivée, une vengeance de grands ados qui avaient naïvemement cru qu'on pouvait se passer de capote une fois de temps en temps ?

Léon est grand maintenant. Il aime bien dire ça comme ça. Il n'y a que les enfants qui disent ça. Je suis grand ! Et pour dire la vérité, il est vraiment grand. Il est gentil aussi. Comment ne pas être gentil quand on s'appelle Léon ? Faudrait voir à pas toutes les cumuler. C'est déja pas facile de se faire accepter et aimer des autres quand on porte un prénom pareil, alors si en plus on n'est pas gentil... C'est sa philosophie à Léon ! Parce que Léon, il aime bien qu'on l'aime. Il est persuadé que s'il n'est pas gentil, on ne l'aimera pas. Avait-il un jour essayé de ne pas l'être, juste une fois, pour voir ? Il faut croire que non. Ce principe était devenu une sorte de vérité absolue pour lui et Léon détestait l'idée qu'on ne puisse pas l'aimer, pire, qu'on le déteste.

Léon est gentil et son corps semble en avoir pris son parti. Je suis sur que vous avez sans doute déja remarqué que les caractères se dessinent sur les visages, sur la manière de bouger. Les petits yeux et les visages taillés au couteau des gens trop durs, le corps maigre et tendu des nerveux... Le corps de Léon semblait s'être adapté à sa gentillesse. Il était grand et il était lourd aussi. Il avancait avec une sorte de démarche pataude, riait fort, cachait sa bouche pour sourire, faisait tomber les objets maladroitement. Avec ses grands bras, son petit ventre, son nez un peu large et son air toujours un peu surpris, il avait tout du gentil. Longtemps, ça ne lui avait pas déplu tant que ça. Il s'était dit qu'il était un mec bien et que les gens qui en valaient la peine finirait par le voir, même derrière son allure de grand nounours.

Et il faut reconnaitre qu'il avait la réputation d'être un mec bien. Bien gentil, bien sympa, bien compréhensif, bien attentionné, bien à l'écoute...bien, bien, bien... tout bien ! 10/10, passe dans la classe supérieure. Vous êtes un mec bien Léon. Ne changez rien ! On vous aime...bien (à part votre prénom) ! Alors, il n'avait rien changé, pas contrariant, même si parfois, il lui arrivait de se demander pourquoi personne ne voyait qui il était vraiment. Lui, il savait...mais il se rendait compte avec le temps qu'à part lui, personne ne le savait. Savoir quoi ? Savoir que ce gros rire, cette démarche balourde, cette espèce de maladresse rigolote, tout ça c'était comme une deuxième peau. Comme un costume de caméléon pour se protéger. Se protéger de quoi ? Il ne le savait pas vraiment. Et comme à force de porter des lunettes de soleil, la marque finit par apparaître, son costume de gentil avait fini par tellement lui coller à la peau qu'il ne parvenait plus à l'enlever.

Alors Léon s'était tout naturellement dit que ce n'était pas grave. Que quitte à montrer quelque chose, autant que ce soit ça... Ouais... Mais ce n'était pas vraiment lui. Ou en tous cas, pas seulement. A l'intérieur du costume d'ours, il y avait autre chose que personne ne semblait voir. Oh bien sur parfois, ça semblait apparaitre au détour d'un délire, d'une plaisanterie. Et le costume protecteur de Léon se fissurait un tout petit peu. Mais bien vite, une couturière imaginaire (la marraine la fée) prenait son fil et ses aiguilles et recousait le costume.

Léon savait qu'à l'intérieur, il ne marchait pas comme un ours. Qu'il était léger. Léon savait qu'à l'intérieur, il délirait sans cesse. Léon savait qu'à l'intérieur, il y avait des flammes, de la couleur, de la fantaisie et un millier de vannes à sortir. A l'intérieur, il était sexy, sensuel. Il savait qu'il y avait un petit ouistiti qui cohabitait avec un tigre et un oiseau...mais ça, personne ne semblait vraiment le voir. Après tout, pourquoi aller chercher toute cette ménagerie quand le gentil ours est là. Pourquoi tenter de chercher sous le costume ? Pourquoi essayer de réveiller le tigre, l'oiseau ou le ouistiti, quand l'ours est si sympa, tellement prévisible et rassurant ?

Mais ce soir, il fait froid. Dehors, il neige. Léon est devant sa glace. Il se regarde. C'est rare. En général, il n'aime pas ce qu'il voit. Il n'aime pas ce costume d'ours. Il sait que ce n'est qu'un costume mais malgré tout, il n'aime pas le voir. Il n'a plus sommeil. Alors, il se ballade dans son appartement. Il feuillette une revue, regarde ses mails, écrit un peu. Il n'a pas sommeil. Il y a du bruit dehors. Il ouvre sa fenêtre, jette un coup d'oeil. Une bande d'ados s'amuse à grimper sur les bagnoles. Il aimerait bien les rejoindre et faire le con avec eux mais personne ne l'a invité. Alors il se contente de les regarder en souriant. Ah, s'ils l'avaient invité. Léon n'est pas du genre à s'inviter. Il attends toujours qu'on le fasse. Il n'aime pas s'imposer.

Les gamins sont partis maintenant. Il entend encore leurs rires au loin. Il se faufile sous sa couette. Il fait froid. Son lit est grand, trop sans doute, et il fait froid. Sur le mur, il regarde la photo de Lisa. La seule sans doute qui a réussi à voir ce qui se cachait derrière son déguisement de gentil, sa timidité et ses pudeurs. La seule qui a vu la petite flamme dans son oeil et l'a aimé pour ça. La seule qui a eu envie et su allumer la mèche de sa folie. La seule qui aimait bien le rudoyer un peu, le provoquer pour le faire sortir de sa carapace. La seule qui aimait débarquer à l'improviste au milieu de la nuit, juste parce qu'elle avait envie de lui. La seule qui n'en avait rien à foutre de sa gentillesse et qui l'aimait pour tout le reste. La seule qui l'obligeait à faire le con et qui refusait toujours qu'il lui réponde d'un petit "t'es sur ?". La seule qui n'en avait rien à faire qu'il ai mis la table et préparé un petit diner si elle avait d'autres idées en tête et surtout si elle sentait que lui aussi en avait d'autres. Elle lui avait pourtant bien dit de laisser tomber son costume. Mais lui, il était persuadé qu'il pouvait l'enlever s'il le voulait....Elle lui avait dit qu'il n'était pas obligé de faire tout ça. Qu'elle l'aimerait quand même, qu'elle le désirerait encore sans repas aux chandelles, sans cadeau, sans tout ça. Un jour elle lui avait dit qu'elle aimait bien voir le nounours se transformer et trouver la formule magique qui faisait que le costume tombait. Il avait trouvé ça joli.

Il a éteint la lumière. Ses yeux s'habituent doucement à l'obscurité. Il fait toujours froid. Il tourne un peu à gauche, à droite. Il manque quelqu'un dans ce lit. Il aimerait sentir un corps contre le sien pour le réchauffer un peu, une main glisser sur son bras, des pieds contre les siens. Il aimerait entendre un rire, un tout petit rire un peu caché qui remplace bien des phrases. Mais il n'y a personne pour délirer avec lui cette nuit, personne qui ait envie de se blottir dans ses bras ou de partager une nuit sans sommeil.

Alors, il finit par s'endormir. On finit toujours par s'endormir. Il rêve. Il rêve qu'il un héros masqué, une sorte de Clark Kent où ceux qui l'entourent seraient aussi curieux que Loïs Lane et lui arracheraient ses lunettes et mettraient en vrac sa raie au milieu trop gominée. Il rêve qu'il fait tomber son costume bien repassé pour laisser apparaitre sa tenue d'homme volant, si attirant. Il rêve qu'il ne s'appelle plus Léon...

# Posté le mercredi 09 décembre 2009 06:53

Modifié le jeudi 10 décembre 2009 13:28

La magie du sms

La magie du sms
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Aujourd'hui, j'ai reçu un sms. En fait, j'ai reçu plein de sms (au moins 15...la classe, non) ? Mais bon, pour la plupart, ce sont des sms qui entrent dans la catégorie "les besoins de la cause": un truc à organiser, un rendez-vous à reporter, machin qui demande où on en est de ceci et machine qui veut absolument savoir quand on fera cela... Ce sont pas vraiment des sms qui comptent !

Moi, j'adore les sms (les mails aussi...s'ils ne rentrent pas dans la catégorie des "trucs à organiser").
Les sms pour proposer une soirée, les sms pour me dire qu'on m'aime (bien, beaucoup ou qu'on m'aime tout court), les sms avec une petite blague dedans et rien que ça et même les sms qui ne veulent absolument rien dire.

J'aime aussi le langage sms. Tous ces mots raccourcis qu'il faut réussir à compléter pour comprendre, la ponctuation qui veut tout dire (à condition de savoir l'interpréter...) et les fameux trois petits points à la fin de la phrase qui annoncent tout un tas de trucs terribles à imaginer.

J'aime le petit jeu des sms..."j'y répond ? J'y répond pas ? Tout de suite ? Plus tard ? Je fais comme si je ne l'avais pas compris "? J'aime entendre la sonnerie du sms au moment où on ne s'y attend pas. J'aime le petit suspens qui précède le moment où il va s'afficher sur l'écran. J'aime le moment où il faut cogiter pour savoir quoi répondre. En gros, j'aime bien les sms. Je crois que c'est encore plus agréable qu'un coup de fil.

Un sms sympa ça se conserve comme une lettre, comme un mail ou comme un message laissé sur un répondeur et dans lequel la personne prise au piège du "après le bip" ne sait pas vraiment quoi dire et préfère laisser quelques mots entrecoupés de silence et d'émotions plutôt que raccrocher. Des mots, des hésitations, des rires...comme si personne n'allait écouter le message. Oui, les sms ça se conserve bien au chaud dans la mémoire du téléphone pour les relire un jour de petite nostalgie et en quelques mots bizzarement orthographiés on repense à tout ce qui s'est passé grâce ou à cause d'eux.

Ce matin, j'écrivais sur ce blog un petit article empreint de mauvaise foi sur les gens gentils et sur le fait que la gentillesse n'était pas une valeur bien reconnue. Je crois que je fais partie de la famille des "gentils" et des fois, je regrette de ne pas être plutôt tombé dans la famille des .... dans une autre famille, quoi ! Les gens aiment bien les gens gentils. Et en même temps, toute la nuance est dans le "bien" ! Etre gentil, c'est bien mais... On a l'impression qu'un gentil manque de fun. On a l'impression que c'est toujours gagné d'avance. On a tort ! Le gentil est souvent très fun, à condition qu'on prenne le temps d'allumer la mèche et de le laisser casser sa coquille de gentil.

Des fois, les gentils se révoltent. Ils décident qu'ils vont arrêter de l'être : "ça y est c'est terminé. Maintenant, je serai une vraie tête de con". Mais bon, le naturel reprend souvent le dessus. pas toujours mais souvent.

Et puis de temps en temps, il y a des petits trucs qui font qu'on se dit... "oh et puis après tout..."! C'est le cas de certains sms. Cet après midi, j'ai reçu celui-ci : "Juste un petit message pour te dire que j'taime mon pote. On a pas souvent le temps de le dire lors de nos réunions...J'espère que pour 2010, on enverra tout chier le temps d'un week end de potes. J'te fais des gros bizous".

C'est marrant mais en une seconde, je me suis senti beaucoup mieux. En plein dans le mille. En plein dans le coeur. Je dois être en mode flan, en ce moment. La faute à l'hiver ? A la nuit qui tombe trop tôt ? A la pluie ? A la fatigue ? Peut être bien, ouais... Mais y a des fois des petits gestes qui vous donnent envie de ne pas changer parce que l'autre aussi peut être gentil et vous apprécier comme vous êtes, en voyant tout ce qu'il y a derrière la carapace de gentillesse.

Alors merci Tony.
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# Posté le lundi 07 décembre 2009 10:55

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 04:58

Arrête d'être gentil, ça me rend méchant !

Arrête d'être gentil, ça me rend méchant !


Vous ne trouvez pas que les gens gentils sont parfois un tout petit peu agaçants ? En tous cas moi, ils m'agacent. C'est ennuyeux (parfois), c'est même injuste (souvent) mais ils m'agaçent (désolé, vraiment...) !

C'est que c'est énervant d'être énervé par un gentil. Parce qu'être énervé par un mec qui vous fait une queue de poisson sur l'autoroute, qui essaie de piquer votre place dans la file du Mac Do ou qui invite votre chérie à danser, sous votre nez en plus, c'est normal et tout le monde vous comprendra ! Alors qu'être énervé par un gentil... c'est compliqué ! En général, il ne vous a rien fait... C'est peut être même ça qui est le plus énervant. On n'a rien à lui reprocher et pourtant, on a parfois une méchante envie de lui mettre une grosse claque dans la gueule, juste histoire de voir s'il est encore gentil avec la marque de vos doigts sur la joue. Le pire c'est qu'après, il risque de vous regarder avec un air d'incompréhension totale à vous faire regretter de ne pas avoir votre permis de port d'arme.

Faut dire qu'il a l'énorme défaut d'avoir tout un tas de "qualités" absolument énervantes !

Le gentil est serviable... Mais il est serviable, même quand on ne lui demande rien. Et ça, c'est chiant.

Le gentil peut vous écouter pendant des heures et souvent il vous comprend. Mais bordel, est ce qu'on a toujours envie d'être compris (de quoi je me mêle ? Et si je n'ai pas envie que tu me comprennes ? C'est trop demander) ?

Le gentil est ému pour un rien. C'est qu'il serait même capable de pleurer au cinéma, en écoutant de la musique ou parce que, ce que vous lui racontez, va réussir à toucher son petit coeur de gentil... Mais j'ai pas envie que tu pleures pour moi, nom de D... J'ai déja du mal à y arriver moi même, alors que ça me ferait du bien et toi, avec ta gueule de premier communiant, voilà t'y pas que tu y arrives mieux que moi !

Le gentil dit presque toujours OUI ! C'est pratique, c'est vrai mais c'est lassant. Où est le plaisir, si on ne doit pas se battre un peu pour l'obtenir cette réponse positive ?

Le gentil fait des cadeaux. Moi j'aime bien les cadeaux, les petites pensées, les petits gestes sympas faits sans raison. Mais faut pas s'emballer non plus ! C'est qu'après va falloir faire pareil. Et si j'ai pas envie ? Voilà t-il pas qu'il me ferait passer pour un méchant, ce con !

Tiens, en parlant de con...Le gentil a toujours un sourire un peu con. C'est pas bien gentil de dire ça mais, faut reconnaître que c'est pas complètement faux. Vous savez, une espèce de sourire qui signigie un "Aime moi...je suis gentil" ! C'est insupportable. Parce qu'on aime qui on veut mais qu'à ne pas aimer un gentil, on finit par se sentir méchant.

Le gentil met la table, prends de vos nouvelles, organise des surprises, répond à vos textos à chaque fois et trop vite, vous écouterait parler pendant des heures, ne se plaint pas souvent, fait rarement un truc qu'on pourra lui reprocher ensuite, arrive à l'heure, se met en quatre pour vous, donne des conseils (même que parfois ils sont bons)... hé ben tout ça, moi, ça me soule ! Quand j'envoie un texto, j'aime bien me demander si on va y répondre...ou pas ! Avec le gentil, c'est toujours oui.

Le gentil vous demande toujours comment vous allez et la réponse a l'air de l'intéresser ! Sincèrement, en plus ! Mais arrête avec cette question. A force je vais croire que j'ai la tête du mec qui ne va pas bien.

Le gentil est fragile. Un mot de travers et on dirait que ça le détruit de l'intérieur. Faut arrêter d'être fragile.

Le gentil pense souvent à vous avant de penser à lui... A votre plaisir avant le sien; à vos problèmes avant les siens; Pour un peu, il vous filerait son manteau quand il neige pour ne pas que vous attrapiez un rhume. Arrêteeeeeee !!!!

Le gentil...il est gentil ! Mais la gentillesse, c'est comme un plat un peu tiède qu'on aurait oublié de saler (je ne parle même pas du poivre). C'est difficile de s'enthousiasmer pour un gentil. Ca ne pique pas, ça ne mord jamais. Le gentil rève souvent qu'on le prenne pour James Bond mais, dans le meilleur des cas, il est aussi stimulant et excitant que Hugue Grant dans "Coup de foudre à Nothing Hills"... Moi, j'aurai été Julia Roberts, j'aurai pris mes cliques et mes claques et je serai parti avec son coloc (enfin, c'est une image...parce que le coloc...).

Alors faut arrêter d'être gentil maintenant. On se calme. Arrête de sourire comme ça, tu vas te faire mal. Envoie moi chier des fois. Ca me surprendra. Dis moi non aussi ! Au moins, ça me fera plaisir quand tu diras oui. Arrête avec tes petits gestes... A force, je ne les remarque même plus. Et si rien qu'une fois, tu me faisais une grosse crasse ? Si t'arrivais en retard que je t'attende ? Si tu m'écoutais pas quand j'ai un souci ? Ca, ce serait vraiment gentil. Au moins, j'aurai un petit truc à te reprocher. Ca me détendrai.

Et voilà... t'es ému ! T'es peut être même triste ! Oh putain ce que t'es chiant. On peut rien te dire... Tu prends tout mal et le pire, c'est que dans 5 minutes, tu me diras... c'est pas grave, excuse moi...d'être gentil !
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# Posté le lundi 07 décembre 2009 05:48

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 04:52

Il était une fois...Saison Hein ?!

Il était une fois...Saison Hein ?!
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Chapitre 1 : Le hasard, l'intuition et le culot.




Ni prince, ni princesse, ni roi ni reine, pas d'horrible méchant, de sorcière ou de génie aux pouvoirs stupéfiants. Non, rien de tout ça. Juste deux mecs. Je ne dirais pas qu'ils sont tout ce qu'il y a de plus ordinaires. D'abord parce que ce ne serait pas très gentil pour eux. Ensuite parce que je fais partie de ces deux mecs et que je ne crois pas être si ordinaire que ça (n'y voyez pas une marque de prétention, ce serait mal me connaître). Et enfin, parce que le deuxième mec a ce petit quelque chose d'indéfinissable qui fait qu'il ne ressemble à aucun autre. Pas de rayon laser au bout des doigts mais juste une petite lueur au fond des yeux et... une grosse boule de feu au fond des tripes. L'histoire ne se passe pas dans une forêt enchantée ou dans un château maléfique peuplé de vampires. Elle ne se déroule pas non plus au moyen âge ou dans un vaisseau spatial au 23ème siècle. Non, là encore, rien d'aussi fantastique. Cette histoire s'est déroulée à Lyon au cours des dix derniers mois.

Vous me direz que pour une histoire qui commence par « il était une fois », ces premières lignes ne sont guère accrocheuses et ne donnent pas particulièrement envie de tourner la première page. Allez, faites moi un peu confiance. C'est une histoire fantastique que je vais vous raconter là. L'histoire d'un rêve, d'un rêve qui devient réalité. C'est l'histoire d'une rencontre mais c'est aussi une histoire où le destin occupe une place vraiment particulière... Une histoire où le hasard est parfois si présent que cela en devient troublant, une histoire où les coïncidences s'enchaînent de manière si fréquente qu'on est obligé de se demander s'il n'y pas un peu de magie derrière tout ça... Quand j'y repense aujourd'hui et à l'heure où j'écris ces quelques lignes, j'ai tendance à croire que tous ces évènements se sont enchaînés un peu trop facilement pour croire que la seule volonté de nos deux personnages suffise à expliquer tout ce qui a suivi. Troublant, oui c'est le mot pour décrire ce que tout cela m'évoque.

Allez, j'ouvre la première page du livre, vous savez celui dont la couverture est ornée d'un gros anneau d'or et qu'on ne lit que dans son grenier à la tombée de la nuit, pendant que le tonnerre résonne, que les éclairs vous font sursauter et que la pluie s'abat de toute ses forces contre la petite lucarne. Il y a des histoires qu'on écrit par plaisir et d'autres pour être sûr, au fur et à mesure qu'on aligne les mots, qu'elles ont bien existé. Celle-ci entre aussi bien dans l'une et l'autre de ces deux catégories.

Il était une fois un jeune homme âgé d'un peu plus de 19 ans qui avait quitté son Roussillon natal pour rejoindre Lyon, afin d'y mener ses études. Il laissait derrière lui ses parents et son frère, une jolie maison entourée d'un jardin et d'un potager située à quelques dizaines de mètres d'un petit étang, pour se retrouver dans un appartement de quelques mètres carrés qu'il mit peu de temps à redécorer à son goût, collant des affiches de cinéma et quelques guirlandes lumineuses ainsi que les photos dont il était friand punaisées les unes sous les autres de manière très esthétique. Il avait beau n'avoir que 19 ans, cela faisait déjà bien des années que ce jeune homme aux grands yeux bleus et à la chevelure frisée qui semblait le désespérer sans qu'on sache vraiment pourquoi, rêvait de théâtre, d'humour et prenait un malin plaisir à faire rire son entourage avec ses personnages et les sketchs et vidéos qu'il créait avec ses amis. C'était presque un devoir pour lui d'animer les soirées. Dans son groupe d'amis proches, il s'était vu donner la couleur jaune comme symbole pour le côté positif qu'elle représentait et l'énergie qui lui collait à la peau, tout comme ses vêtements d'ailleurs dont les couleurs vives ne se limitaient pas seulement au jaune et qui faisaient qu'on le voyait arriver de loin. Oui, on voyait toujours arriver de très loin Alexandre, car c'était ainsi qu'il s'appelait. Il communiquait facilement son sourire à ceux qui l'entourait, tant son enthousiasme semblait contagieux.

Alex avait donc du quitter les cours de théâtre qu'il suivait assidument près de chez ses parents et avait du en trouver d'autres sur Lyon. C'est ainsi qu'il avait rejoint un café théâtre lyonnais où, moyennant un peu d'argent, on lui permettait d'incarner des personnages de sketchs écris plus de quinze ans auparavant pour d'autres que lui et qu'il jouait malgré tout avec plaisir, passant du costume d'un assistant garagiste à celui d'un vendeur de fringues très convaincant.

Le hasard est parfois très joueur, car avant même de le rencontrer, j'avais déjà entendu parler de lui. Sans y faire particulièrement attention, j'avais d'abord été le témoin d'un coup de téléphone passé un soir d'été, alors que je me trouvais dans le jardin d'une des comédiennes de la Lily qu'il avait appelé pour la convaincre de lui garder une place dans les ateliers de la ligue d'improvisation dont je suis le président. Au prix de quelques blagues, il essayait de lui faire oublier que les fameux ateliers étaient déjà complets. Ces blagues avaient fait sourire et, coup de chance (...), une place s'était libérée peu de temps après. C'était rare que ceci arrive et, quand j'y repense aujourd'hui, la coïncidence qui fit que j'étais présent le jour où il appela Selena sur la recommandation d'un autre comédien que je connaissais également, Emmanuel pour ne pas le nommer, avait de quoi surprendre. Mais, ce soir là, le repas reprit rapidement et j'oubliais très vite son appel et les rires qu'il avait suscité par sa persévérance téléphonique.

A peine quelques semaines plus tard, sa prof d'impro me reparlait de lui, alors que le mois d'octobre débutait à peine. Elle me l'avait présenté comme un des rares élèves qui avait réussi à faire d'un exercice de vaisselle improvisée, exercice au cours duquel il faut raconter ses vacances tout en essuyant des couteaux et des assiettes imaginaires, un véritable sketch où les ustensiles se transformaient en soucoupes volantes. Mais bon, l'évocation des exploits de laveurs de couverts d'Alexandre n'avait duré que quelques secondes au milieu de descriptions d'autres élèves moins à l'aise avec le Palmolive fictif et je n'avais fait aucun rapprochement entre le garçon qui avait épaté Sophie en impro et celui qui avait appelé Selena deux mois plus tôt.

Je le rencontrai pour la première fois du côté de Gerland, un soir où je terminais de manger avec un ami que j'avais d'ailleurs bien du mal à consoler d'une rupture. On échangea quelques mots sur un bout de trottoir alors qu'il allait boire un verre avec des amis et sa prof d'impro. Je lui fis un petit compliment sur sa fameuse vaisselle qui sembla lui faire plaisir et je remarquai la petite étincelle qui brulait dans ses yeux. Cette première rencontre ne dura que quelques secondes mais le hasard venait de lancer une nouvelle carte sur la table et attendait son heure pour jeter la suivante. Il ne patienta pas très longtemps pour nous donner une occasion de nous revoir. A peine un mois et nous nous recroisions tôt le matin dans les locaux de la Lily, à l'heure du démontage de la patinoire qu'il avait du admirer tant de fois dans sa jeunesse à l'occasion des matchs qu'il allait voir avec ses amis au transbordeur et dans lesquels il applaudissait Philippe Saïd et Cécile Giroud. On échangea quelques politesses, une ou deux plaisanteries et, si nous nous croisâmes plusieurs fois durant ce fameux match et pendant la soirée qui suivit et où, pour la première fois, je le vis à l'½uvre sur une piste de danse, il quitta la soirée sans que nous échangions un mot ou un regard. Ce n'était pas encore l'heure et le hasard avait décidé de nous faire attendre encore un peu.

L'histoire aurait pu s'arrêter là mais Alex décida d'aller voir un spectacle que j'organisais quelques temps après. Il s'agissait d'un concert improvisé. Mais la salle était pleine et il était hors de question pour la fille qui s'occupait de la caisse de laisser entrer quelqu'un qui n'avait pas réservé. Et Alex, n'était pas vraiment du genre à réserver une place à l'avance... Je chuchotais à l'oreille d'Annabelle ou de Florence (je ne me souviens plus très bien, les souvenirs s'effacent vite et il était temps que j'écrive cette histoire) pour lui demander de laisser entrer Alex et sa petite bande, même si la salle était complète. Je ne sais même pas s'il s'en aperçu. Il pu regarder Cécile Giroud improviser un bel apollon, mais là encore, nous n'eûmes plus l'occasion de discuter. Alex avait sans doute bien d'autres soirées à rejoindre après le spectacle. Pourquoi l'avais je laissé entrer dans le caveau du Boulevardier alors que nous refusions du monde ? Je n'en sais trop rien. J'avais juste senti que c'était une bonne idée, c'est tout. Peut être le souvenir de la petite flamme dans son regard au moment de notre première rencontre à Gerland ne s'était-il pas effacé...Sur le coup je me dis simplement que c'était la moindre des choses que de faire entrer un élève des ateliers de la LILY et qu'il avait l'air plutôt sympa. Mais je sais que ce n'étaient pas les seules raisons.

Plus que le hasard, c'est sa témérité et son culot qui furent responsables de notre rencontre suivante. C'était le 13 décembre 2008, il y a 11 mois à peine. Les Improlocco avaient investi la salle Garcin et recevaient l'équipe de Nancy pour jouer un Improbingo, spectacle qui ne survécu d'ailleurs pas très longtemps. Je me demande même si ce soir là ne fût pas le dernier pour ce spectacle. Alex avait envie de découvrir l'improbingo dont on lui avait parlé et était donc installé dans les premiers rangs de la salle. De mon côté, affublé d'une perruque ridicule et d'une cravate dont la couleur aurait crevé le deuxième ½il d'un borgne, je présentais avec un sourire digne de Jean Pierre Foucault, grâce à un produit qui du finir dans un carton. Les Improlocco n'étaient pas en grande forme mais Cédric, Julien, Damien et les autres Nancéens étaient à fond et le spectacle fonctionnait. A un moment, je descendis dans le public pour solliciter de quoi faire improviser des morts théâtrales aux comédiens et m'approchai donc tout naturellement d'Alex pour lui demander un lieu et un objet. Ne me demandez pas lesquels, je ne m'en souviens plus... (peut être un tisonnier ?!) Mais je suis persuadé que lui, en revanche, s'en souvient parfaitement, comme de tout ce qui concerna cette soirée. Il y avait au moins deux cents personnes dans la salle mais c'est à lui que je tendis le micro. Là encore, en dehors du fait que je le connaissais de vue et qu'il dégageait quelque chose de sympathique, je le choisis lui plutôt qu'un autre. Une petite voix sans doute avait du me souffler que c'était une bonne idée. Et comme j'ai l'habitude de suivre mes intuitions, je l'écoutais une fois encore. Je crois aussi que c'était une façon pour moi de lui dire « je sais que tu existes », même si je ne savais pas vraiment pourquoi c'était important de le lui dire.

A la fin du spectacle, nous avons pour habitude de nous réunir avec les comédiens qui ont participé et les bénévoles. Ce soir là, c'était chez une amie et nous avions convenu que, vu la taille de son appartement, nous limiterions au maximum le nombre de personnes invitées. Pendant que les spectateurs quittaient les lieux progressivement, chacun se pressaient vers les voitures pour gagner la soirée. Mais Alex ne partait pas. Non, il restait dans les parages et tentait habilement de se faire inviter. Il tenta sa chance auprès d'un des comédiens de Nancy qui l'invita naturellement...sans même savoir s'il le pouvait. Je croisais Alex et le conviait à mon tour à se joindre à nous, alors même que quelques heures avant je demandais à chacun d'éviter ce type d'invitations. Il ne se fit pas prier et monta donc dans une voiture, laissant les amis avec lesquels il était venu voir le spectacle. Faisant preuve d'un culot certain, le voilà donc dans la fameuse soirée où il ne connaissait encore personne. Pour être tout à fait sincère, cet épisode sur le parking ne m'avait guère marqué. J'avais fait comprendre à plusieurs personnes que ce n'était pas possible de se joindre à nous, craignant de me faire gronder par mon amie aux cheveux rougeoyants mais quand Alex m'avait demandé s'il pouvait venir, je lui avais dit oui, sans hésiter. Puis, une autre pensée avait chassée cette invitation. J'avais mal au ventre, ce que je déteste par-dessus tout et je pensais davantage à rentrer chez moi qu'à rejoindre cette soirée. Je ne sais pas pourquoi, peut être parce que j'organisais le spectacle, je me laissai convaincre d'y aller malgré tout, ne serait ce qu'un petit moment. A l'arrivée et une fois gavé de médicaments (vous ai-je déjà dit que j'adore me balader avec tout un tas de boites de gélules et de cachets pour le cas où ?) je tentais de me mettre dans l'ambiance.

Je ne suis pas un grand amoureux des soirées. Vraiment pas même. Cela aurait son importance pour la suite de l'histoire, une très grande importance même, la soirée entre amis étant encore aujourd'hui un sujet qui nous concerne particulièrement lui et moi. Mais ce soir là, je ne sais pour quelle raison, l'ambiance était bonne, chaleureuse et rassurante pour quelqu'un comme moi qui craint toujours de ne pas être à la hauteur des festivités, comme s'il avait la responsabilité de la réussite de la fête. Je passai donc d'un ami à un autre, discutais avec les uns et les autres et finissais dans un des canapés. C'est sans doute à ce moment là que je le vis. Je l'avais complètement oublié. Mais là, il était difficile de ne pas le remarquer. Il avait beau ne connaître personne quelques heures plus tôt, il semblait complètement à son aise, discutant avec chacun et semblant enchaîner les délires. Il finit par venir s'asseoir à côté de moi. Il tenait absolument à ce qu'on soit pris en photos ensemble et cela m'amusa autant que ça me surprit. C'était inattendu et j'aime beaucoup l'inattendu. On discuta quelques minutes et il finit par me laisser, pour aller délirer avec d'autres. La soirée se poursuivait et je m'y sentais bien. Vers 5 heures du matin, alors que la plupart des lyonnais étaient rentrés chez eux, les nancéens se préparèrent à prendre leur bus pour rejoindre la gare. Un dernier verre et un faux départ plus tard, ils étaient partis, nous laissant leur joie de vivre en cadeau et le sourire sur les lèvres. Nous n'étions plus que quelques uns et la plupart allèrent se coucher. Tony s'était endormi sur un des canapés et ronflait comme un sonneur.

C'est à ce moment là qu'Alex et moi nous retrouvâmes sur un des divans du salon. Cathie est ses enfants étant partis dormir et nous décidâmes d'attendre l'heure du premier bus pour partir. La lumière avait été baissée et Alex était parvenu à prendre le contrôle de la musique. J'apprendrai quelques mois plus tard que la musique occupait une place essentielle dans sa vie, que les petits délires avec chacun dans les soirées faisaient partis de son caractère, particularité qui donnerait même droit à une phrase dans un de nos sketchs. Mais pour le moment, je n'y prêtais guère attention. On se mit à discuter tranquillement et à voix basse pour ne pas réveiller Tony. La discussion était intéressante mais surtout très étrange. On ne se connaissait pas et pourtant, on parla comme si on se connaissait depuis très longtemps. Les confidences s'enchainaient, les rires aussi sans pour autant que l'émotion soit absente. J'aime les moments hors du temps et, aucun doute là-dessus, c'en était un. On finit par partir sans faire de bruit et à prendre le bus. Il me raconta ses retours nocturnes en navette et comment il aimait faire le spectacle dans les bus de nuit, ce qui m'amusa beaucoup. On se quitta rue de la République. Je me rappelle ne pas m'être senti fatigué du tout alors qu'il devait être 7h du matin. On se promit de se rappeler, comme on le fait souvent avec des connaissances de soirée, appel qu'on ne passe finalement jamais. L'un d'entre nous prendrait-il son téléphone ?

C'est moi qui pris le mien quelques jours plus tard pour lui proposer de se joindre à Tony et moi à la Marquise où la Lily jouait son spectacle hebdomadaire. Je savais qu'une des comédiennes qu'Alex appréciait jouait ce soir là et que ça lui ferait sans doute plaisir de la voir. J'avais bien aimé cette soirée et son ambiance si particulière et j'avais apprécié aussi ce petit bonhomme si spécial, à la fois drôle et touchant et la confiance qu'il m'avait accordée aussi rapidement, comme si cela allait de soi. Je décidais donc de l'appeler et mon coup de fil tomba pile au moment où il allait prendre son tramway. Pourquoi ne pas vous épargner ce détail ? Tout simplement parce qu'Alex sembla y attacher une certains importance. Je l'appelai juste « au bon moment » me dit-il et notre conversation dura donc le temps de son trajet. Il n'était pas certain de pouvoir se libérer pour le spectacle mais, coïncidence encore une fois, ce qui devait l'empêcher de venir s'arrangea et on se retrouva donc à la Marquise pour assister au spectacle. Le bar parallèle n'était pas exceptionnel mais avec Tony nous passâmes tous les trois une soirée très amusante. Elle se termina chez moi jusque très tard mais sans que Tony puisse se joindre à nous. Avec Alex, on se rappelle bien de cette soirée, des courses faîtes dans un petit casino à près de 23 heures et des fromages de chèvre qu'on ne mangea finalement pas (les Curly n'eurent pas cette chance et Alex les engloutit rapidement... Son goût pour ces petits gâteaux apéritifs faillit même se retrouver dans un de nos sketchs... faillit simplement). On aurait pu croire qu'on ne retrouverait pas le climat de la soirée de l'improbingo, cette espèce de confiance et de complicité. Pourtant, elles furent au rendez vous et la soirée se passa très bien. Alex me raconta un peu ce qu'il jouait dans son café théâtre et on se quitta en convenant de se rappeler, une fois encore. Les vacances de Noël allaient commencer et il partait avec ses amis en Espagne.

De mon côté, je gardais l'appartement d'une copine pour quelques jours, appartement dans lequel l'histoire que je suis en train de vous raconter se déroulera plus tard et qui a toute son importance. Pendant qu'Alex profitait des fêtes de Noël, un soir, j'eu une idée bien saugrenue mais elle résonna suffisamment fort dans mon esprit pour que je décide de lui passer un nouveau coup de fil. Il m'avait beaucoup parlé de ce qu'il faisait dans son café théâtre. Ca ne semblait pas le satisfaire énormément et je sentais qu'il méritait beaucoup mieux, si tant est qu'il s'en donne les moyens, lui dont le rêve semblait si fort. Et si on créait ensemble un sketch ? Et si le collectif dont je m'occupais organisait un festival d'humour pour permettre à de jeunes talents de s'exprimer sur des créations originales et pas sur des sketchs un peu passés ? L'idée était séduisante mais bien compliquée. Le temps manquait... Mais comme souvent quand j'ai envie de créer quelque chose, je décidais de ne pas lâcher l'idée. Je passais quelques heures à l'améliorer et, finalement, je décrochais mon téléphone pour passer deux coups de fil. Le premier fut pour Tony qui fut emballé à l'idée de créer ce qui allait s'appeler le Comic trip. Le second coup de fil fut pour Alexandre à qui je proposais qu'on se retrouve le lendemain soir devant l'église Saint Georges car j'avais un projet à lui proposer... L'idée lui plairait elle ? Aurait-il envie de tenter l'aventure ? Je sentais que oui. De mon côté j'avais très envie de créer cet évènement mais surtout envie de sortir mon clavier. J'avais rencontré une personne qui me donnait envie d'écrire quelque chose. Alexandre serait-il d'accord pour que je lui écrive un sketch ? J'allais rapidement être fixé...

Chapitre 2 : Madame Coladéfranc et 22 minutes de soirée entre amis

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:03

Modifié le mardi 08 décembre 2009 13:03